Chapitre 12 Apaisement
Stelinpax
Jakob
se précipita vers moi
-
Melly, ça va ? Tu n’as rien ?
Je
me jetai à son cou. Son contact m’enivra et je craquai, prise par
les sanglots.
-
Jak, ne me laisse plus.
Il
posa ses yeux marron sur moi, je me blottis contre son épaule.
-
Je ne t’abandonnerai plus, promis.
La
forêt semblait éteinte, tout était désormais calme et silencieux.
Pas un bruit, pas une brise de vent, pas une feuille d’arbre ne
bougeait.
-
Jakob, M. Springle, il faut arranger tout ça, ordonna Don
Sperotielli.
De
l’oncle de Jakob émanait
une puissance magique imposante. Son aura semblait illuminer
l'environnement autour de lui. Personne n’aurait pu
contester son autorité.
Il
regarda Cynthia et Emmy. Secoua la tête avec une grimace de
désapprobation puis pointa sa baguette magique vers elles. En un
clin d’œil, elles se retrouvèrent habillées. Il dirigea ensuite
celle-ci vers Lyne et sa robe se recousit comme si de rien n’était.
J’étais
étonnée, mes amis se laissaient faire, ils ne criaient plus, ne
disaient pas un mots. Ils n’avaient pas l’air d’avoir peur et
semblaient simplement attendre la suite des événements.
Je
regardai Jakob, incrédule. Il me montra du menton l’homme qui
était apparu à ses côtés quelques minutes plus tôt. Il
enveloppait mes camarades d’une énergie dorée.
Mais !!!
Je n’en croyais pas mes yeux. Je n’y avais pas pris garde
jusque-là. J’étais trop déboussolée par ce qu’il venait de se
passer, trop absorbée par la présence de Jakob, mais c’était Mon
monsieur Springle ! Le voisin d’en face !
Lui
aussi était enchanteur ? Et... Que faisait-il là ?
Bon
sang, il avait bien caché son jeu ! J’allais demander des
explications à Jakob, mais son oncle ne m’en laissa pas le temps.
-
Que fait-on d’eux ? me demanda-t-il.
La
question me surprit.
-
Je ne comprends pas, que voulez-vous dire ?
Il
haussa les épaules. Et ne me répondit pas.
-
M. Springle, effacez simplement leur mémoire sur les derniers
événements. Et ajoutez-moi un peu plus de pudeur sur ces deux-là !
Dit-il en montrant Cynthia et Emmy ! Que Diable, elles n’ont
que seize ans ! Qu’ont-elles à faire dans ce genre de luxure.
Elles se déshonorent ! Jakob, fais-moi disparaître aussi tout
cet alcool, ils ont bien assez bu pour ce soir !
-
Et vous Miss Parker. Que comptez-vous faire ?
Décidément,
il me déstabilisait à chaque question.
-
Que...Je...tentais-je, puis une force venue de l'intérieur me
redonna de l’assurance. Quelles sont les options, monsieur
Sperotielli ?
Il
sourit. j’imagine que c’était ce qu’il attendait.
- Il me
serait très agréable si vous rentriez avec nous. J’aimerais vous
parler de choses et d’autres qui me semblent désormais
primordiales. Ou vous pouvez si vous le souhaitez rester ici avec vos
amis.
C’était
clair, moi aussi j’avais des questions à lui poser ! Et
surtout, je ne voulais pas me séparer de Jakob.
-
Mais Lyne, les autres, ne vont-ils pas se demander où je suis
passée ?
-
Il suffira que vous leur disiez que vous êtes rentrée avec Jakob !
Ils ne se souviendront de rien d’autre et reprendront le cours de
leur soirée là où elle s’est arrêtée. Ce qui au vu des
événements leur évitera un traumatisme.
-
Ils ne risquent plus rien ici ? Je veux dire, nous ne pouvons
pas les abandonner !
-
Non, rassurez-vous. Je jetterai un sort de protection qui les
préservera contre toute nouvelle attaque.
J'acquiesçai
et me tournai vers mes amis, ou plus exactement vers Lyne.
-
Jakob est venu me chercher, on s’est réconcilié, je rentre avec
lui, tout est arrangé. Amusez-vous bien.
Lyne
sourit.
-
Je suis contente pour toi ma Lylie me répondit-elle. J’ai bien
compris que sans lui, tu ne serais plus heureuse. Elle m’embrassa
tendrement.
-
Bonne nuit petite sœur.
Puis
elle rejoignit Spike et lui prit la main.
L’oncle
de Jakob fit tournoyer sa baguette, une onde de chaleur beaucoup plus
forte que la mienne se propagea. La nature reprit vie. Les grillons
chantaient à nouveau, les grenouilles coassaient amoureusement, les
pins embaumaient, la lune miroitait dans le lac. Tout était calme et
paisible. Tout respirait la sérénité.
Jakob
me prit par la main, je profitai un court instant de ce moment de
bonheur après la tempête. Le décor tournoya et nous nous
retrouvâmes dans une bibliothèque. La bibliothèque privée de Don
Bruno Sperotielli, en plein cœur de Greenver.
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